LadyHawk - La Terre ma Mère > Infos sur la faune

  • Le Rat musqué (Ondatra zibethicus)

    Le 30/09/2009 à 03:48Infos sur la fauneCommentaires (2)Ajouter un commentaire

     

    Tout d’abord, il tire son nom du fait qu’il que deux glandes situées de chaque côté de l’anus sécrètent une substance jaunâtre, à odeur de musc, qu’il répand à intervalles le long de ses pistes afin de communiquer avec ses congénères, surtout pendant la période de reproduction. Adulte, il atteint en moyenne 50 cm de longueur, pour un poids d’un kilogramme et sa queue 25 cm, son poil est imperméable. Bien que ses pattes arrières ne soient pas palmées comme celles de la loutre et du castor, ses quatre doigts sont bordés d’une frange de poils qui permet aux pieds d’agir comme des avirons. Quant à ses pattes postérieures, elles ressemblent à de petites mains qui lui servent à construire des tunnels, des huttes, des canaux et bien sûr tenir la nourriture.

    Contrairement à la croyance populaire, bien que le Rat musqué soit un excellent nageur, il ne fait pas partie de la famille du castor et ce n’est pas un rat : en fait, c’est un grand mulot qui s’est adapté à la vie semi-aquatique.

    Il a certaines caractéristiques intéressantes. Il peut rester submerger pendant une quinzaine de minutes : il emmagazine de l’oxygène dans ses muscles, réduit son rythme cardiaque et relâche ses muscles, sa consommation d’oxygène devient ainsi moins importante. En outre, l’évolution du Rat musqué l’a doté de quatre incisives en avant des bajoues et des lèvres, qui se ferment derrière elles de sorte qu’il ronge sous l’eau ………la bouche quasi fermée !

    En mars, avril ou mai, tout de suite après le dégel, la saison de reproduction commence. Le mâle et la femelle ne s’unissent pas pour la vie, le mâle étant assez libertin … (i.e., il aime avoir plusieurs partenaires…y’a des deux pattes comme ça !). Après l’accouplement, au bout d’un mois, la femelle donnera naissance entre cinq à dix petits… et elle remettra ça au bout d’un mois… et peut-être encore une autre fois au bout d’un autre mois … Ouf !… À la naissance, les petits sont désoeuvrés, mais ils grandissent à vitesse grand V; au bout d’environ trois semaines, ils sont habituellement sevrés et deviennent totalement indépendants à six semaines. Impressionnant non ? Mais…

    Peu de Rat musqué parviennent à un âge avancé; à l’âge de trois ou quatre ans, ils sont déjà vieux, sans compter ceux qui seront tués par des prédateurs (vison, renard, la tortue chélydre serpentine, le grand brochet, qui abonde dans les marais, loups, coyotes… et le plus féroce d’entre eux… l’homme !). En effet, le Rat musqué est chassé depuis très longtemps pour sa fourrure et sa chair.

    Toutefois, bien que sa population fluctue tous les sept à dix ans (dont les causes réelles sont inconnues des scientifiques: prédateurs, piégeages excessifs ou leur santé qui se détériore ?…), sa survie n’est pas menacée. On estime qu’il y a aujourd’hui autant de rats musqués qu’il y a mille ans.

    J’ai bien aimé le regarder mon p’tit Rat musqué lors de ma ballade dans les Marais du Nord , petit animal sympathique comme tout.

     

    IMGP7309

     

    Source:  Faune et flore du pays

  • Le Balbuzard pêcheur + un site extraordinaire

    Le 03/06/2009 à 04:05Infos sur la fauneCommentaires (4)Ajouter un commentaire

     

    De tous les oiseaux, les rapaces sont mes favoris. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée et cela n’a aucune importance d’ailleurs. Leur maestria, leur force, et leur beauté me rend baba à chaque fois que j’ai la chance d’en voir un. Toutefois, ils sont rares. Mais, il y a deux semaines, j’ai pu admirer pendant une dizaine de minutes, un Balbuzard pêcheur.

    balbuzard2

    J’ignore si j’ai pu observer le mâle ou la femelle, ceux-ci étant presque identiques; toutefois, si le couple avait été côte à côte, la femelle aurait été celle ayant une taille légèrement plus grande. Il faut savoir que chez les rapaces, c’est la femelle qui est plus « grosse » que le mâle.

    Cet oiseau, que certains confondent avec l’Aigle pêcheur, est unique. Contrairement aux autres rapaces, le Balbuzard pêcheur a les quatre doigts égaux. Chaque doigt se termine par un ongle acéré, long et recourbé et la sole plantaire de ses pattes est couverte de courts spicules rigides (comme le squelette des éponges) lui permettant ainsi d’avoir une bonne prise sur les poissons, avantage non négligeable qui peut toutefois lui causer la mort; en effet, il peut arriver que certains d’entre eux se noient en essayant de se défaire d’un poisson trop lourd, incapables de desserrer leur étreinte, le poisson, à force de se débattre, entraîne l’oiseau sous l’eau. En aparté, celui que j’ai photographié essayait vainement de se défaire de son poisson, mais ce dernier était bien accroché à ses serres. Il a fini par s’envoler et je l’ai revu plus tard libéré de sa proie (à moins que ce fût l’autre membre du couple, parce que le Balbuzard pêcheur forme un couple pour la vie).

    Il se nourrit exclusivement de poissons et sa technique de pêche est très intéressante : il vole sur place afin de repérer sa proie à une hauteur variant entre 10 à 50 mètres. Au moment opportun, il plonge, les ailes à moitié fermées, deux doigts dirigés vers l’avant et deux en arrière, il disparaît presque entièrement sous l’eau et ressort au bout de quelques secondes, la proie bien agrippée entre ses serres, la tête du poisson vers l’avant afin d’offrir moins de friction à l’air lors de son vol.

    balbupeche_BQuintard

    En eau douce, son alimentation est composée de meuniers, brochets (le Grand brochet est présent au Lac St-Charles où j’ai vu « mon » Balbuzard pêcheur) et dorés; en eau salée, il se nourrit de plies, poulamons, goberges, aloses et éperlans.

    J’ai mentionné plus haut que le Balbuzard pêcheur forme un couple pour la vie. Son nid, situé tout près d’un lac, d’un étang, est d’une taille assez impressionnante, un mètre de diamètre à 2,5 mètres, le Balbuzard pêcheur ajoutant des matériaux à chaque année, s’il ne change pas de nid. Un fait intéressant que certains couples humains auraient avantage à tirer leçon : le Balbuzard pêcheur fait de magnifiques parades nuptiales en période de reproduction afin de s’unir ou de RÉAFFIRMER son union – lui, il a compris Rigolant, il ne prend pas son partenaire pour acquis !!! – Tire la langue Oups ! pardon ! je me suis laissée emporter Clin d'oeil. Le couple a dans la majorité des cas trois œufs et c’est la femelle qui a la responsabilité de l’incubation qui durera de 30 à 40 jours, le mâle allant pêcher pour nourrir sa belle ainsi que les poussins durant le premier mois de leur vie. Lorsque la nourriture est moins abondante, c’est le premier poussin qui sortira de son œuf qui aura le plus de chance de survivre. En période d’abondance, si le couple n’est pas dérangé par les humains, le forçant ainsi à quitter le nid et par voie de conséquence laisser la voie libre aux prédateurs (ratons laveurs, hiboux, corbeaux et goélands), les petits auront tous une chance de survivre. Ceux-ci quitteront le nid au bout d’environ 53 jours et resteront dépendants de leurs parents pour une période variant de 10 à 20 jours.

    Toutefois, environ la moitié des jeunes meurt la première année et pour les années suivantes, le taux de mortalité est évalué entre 16 à 19 pour cent. La longévité du Balbuzard pêcheur se situe entre 15 à 20 ans, le record étant de 35 ans (cette pauvre bête ayant été abattue par balle !).

    En dépit d’une faible productivité, la longue espérance de vie du Balbuzard pêcheur joue pour lui, lui permettant de survivre. Toutefois, il ne faut pas croire qu’il n’a jamais été en danger ; dans les années 1950-60, le déversement de pesticides, dont notamment le DDT, causait l’amincissement des coquilles des œufs qui se brisaient sous le poids de la femelle. Leur population à cette époque fut grandement mise en danger dans le monde entier. Par la suite, la limitation d’usage de ces poisons a contribué à rétablir la population du Balbuzard pêcheur. De plus, le Balbuzard pêcheur peut vivre à proximité des humains et même utiliser certaines structures artificielles pour y construire son nid si celles-ci sont situées près d’un plan d’eau où abonde le poisson.

    En bref, le Balbuzard pêcheur est un magnifique oiseau de proie, unique, qu’il m’a fait bon d’admirer. Et lorsque j’ai la chance d’admirer un si beau représentant de la faune ailée, je me dis que nous devons tout mettre en œuvre pour le protéger, lui et ses congénères.

    Sources et photos:
    Guide photo des Oiseaux du Québec et des Maritimes, Jean Paquin, Éditions Michel Quintin, 2003
     

    P.S.- J’ai découvert un site extraordinaire. Si vous voulez voir des rapaces avec leurs oisillons, dans leurs nids, sur vidéo (en gros plan) et presque en direct, allez sur ce site : http://www.hancockwildlife.org et ensuite cliquez sur « Live Cameras ». Vous verrez des images comme vous n’en n’avez jamais vues, je vous le promets ! Permettez-moi d’insister : c’est extraordinaire à regarder !!!

  • Le Retour de la Grande Voyageuse !

    Le 24/04/2009 à 03:53Infos sur la fauneCommentaires (7)Ajouter un commentaire


     

    Eh oui ! elle sont de retour ces belles grandes voyageuses qui me font le plaisir d’arrêter tout près de Québec, me permettant ainsi d’aller les saluer, encore et toujours avec le même plaisir. Je les ai entendues, ... couchée dans mon lit, très tôt le matin, mais ne les ai pas vues… Il me tarde de les voir. Alors, …

    Dimanche dernier, au volant de ma voiture, dotée de freins tout neuf qui m’ont coûté la peau des fesses Pleur  , direction Cap Tourmente vers mon rendez-vous bi-annuel sur la rive Nord de Québec avec mon fidèle compagnon … mon appareil-photo ... Ayant raté notre rendez-vous de l’automne 2008, j’ai vraiment hâte de les voir… Un an a passé depuis notre dernière rencontre et elles m’ont manqué…

    J’entre dans le village de St-Joachim et je suis UN automobiliste qui roule à 35/40 km/h dans une zone de 50 km/h… Pas rapide le mec… colere1 J’veux bien croire que nous sommes dimanche, qu’il fait beau, que les p’tits “oézeaux” chantent, mais quand même !!! Je souhaite qu’il ne prenne pas la route que je veux prendre… Et merde ! il signale à droite ! Du coup, je continue tout droit refusant de continuer à le suivre, histoire d’éviter de faire monter ma pression.  De toute façon, la route fait une boucle, donc… Je vais le revoir..., mais en sens inverse !

    J’arrive tout près de Cap Tourmente et je les vois ! Elles sont là… mais quelques centaines seulement… Je suis déçue, bien que je m’y attendais. Elles ne sont pas toutes arrivées. Il y a des automobilistes qui se sont stationnés des deux côtés de la route, le site de Cap Tourmente n’étant pas encore ouvert.

    J’ai hâte de les photographier avec mon nouvel appareil… Et des photos j’en ai pris, croyez-moi ! Mais sur plus de 300 photos (en deux heures), à peine une dizaine m’ont satisfaite, et encore !!! Quand je les ai visionnées sur mon ordi, j’ai compris mes erreurs, que je vais corriger lors de ma prochaine visite samedi prochain. Toutefois, bien que je suis loin d’être satisfaite de ces photos, j’en ai retenu quelques-unes, … les voici, mes belles copines:

     

    l'OIE DES NEIGES

    En formation, elles arrivent:

    Oie 003


    Elles sont magnifiques !

    Oie 005

    Et c’est l’attérissage …!

    Oie 004


    Cette photo est loin d’être parfaite, mais quand je l’ai vue, j’ai spontanément sourit…

    Elles regardent toutes dans la même direction …

    Oie 006


     

     

     

    Et j’en ai profité pour photographier la face Sud du Mont Ste-Anne:

    Mont Ste-Anne 2009

    vous voyez ses pistes enneigées au 19 avril 2009 ? Imaginez la face Nord ?!?!?!


    Comme je le mentionnais, loin d’être satisfaite de mes photos, mais ayant compris mon erreur, j’y retourne ce samedi…Et j’espère sincèrement vous rapporter de meilleures photos !

    Parce que mes copines ? Ben ... elles méritent mieux que ça !

      

  • Le retour de l'Oie

    Le 24/04/2009 à 02:33Infos sur la fauneCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    Billet originairement écrit en mai 2008:

     

    Mai 2008:

    Ce magnifique oiseau est de retour sur nos terres ! Quel magnifique spectacle est offert à mes yeux ! Toujours je suis ébahie par ces "grands V" qui traversent le ciel de Québec et malgré ces passages bi-annuels, je suis encore et toujours époustouflée.  Nez levé vers le ciel, yeux tout grands ouverts, bouche ouverte, j'apprécie, je savoure ce spectacle unique, au risque de passer pour "gaga" lolll.

    Bon, ok, elles ne sont que deux sur cette photo... Confus

    Oies 002

    Ces belles migratrices, uniques en leur genre, viennent du Sud et montent vers le Nord, leur site de nidifcation. Cette migration commence en mars, mais, dans le ciel de Québec, nous voyons les premières oies vers la fin avril. La population entière compte environ entre 700 000 à 800 000 oies et, chanceux que nous sommes, les gens de Québec peuvent se targuer d'accueillir entre 300 000 et 500 000 de ces belles du ciel, dispersées tout le long de la côte de Beaupré et du côté de Montmagny (rive Sud de Québec).

     

    Oies 003

     

    Oies 008

    Je pourrais vous entretenir plus "scientifiquement" de cette migration, mais je choisis plutôt de vour faire partager ce que en ce jour de mai 2008, d'autant plus que j'ai un peu traité du sujet l'automne dernier (ici)

    Au volant de ma voiture, appareil-photo tout près, je roule... Tout à coup, sur ma droite, un rassemblement d'oies, je braque mon volant et entre dans le stationnement. Je saisis mon appareil-photo, ouvre la portière, la referme doucement, essayant de ne pas faire de bruit... ne croyant pas à ma chance. Doucement, je m'approche. Je remarque les sentinelles, cou tendu, surveillant un éventuel prédateur ou une menace.

    J'avance lentement, sans faire de mouvement brusque, comme si je marchais sur des oeufs... de caille... j'ose à peine respirer, je ne veux pas les déranger, je les respecte trop. Et de les voir, comme ça, toutes confiantes, je ne peux et ne veux surtout pas les perturber, les effrayer. Mais l'amante de la nature que je suis ... jubile!!!, je ne peux tout simplement croire que je suis si près, à peine sept mètres.  Je prends une photo...

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    Toutefois, intérieurement, je souhaite un envol... Je suis tellement près... De voir ça, de vivre ça, ouah ! quel spectacle elles m'offriraient !!!! Je stoppe, je ne bouge plus, je ne respire plus... j'attends... Et ... ça y est !!! Celles situées devant moi à ma gauche, tout près de la petite baie, en bordure du fleuve, s'envolent... Excitée, je saisis mon appareil-photo, et clic !

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    Celles devant moi suivent, ... ah non !  je suis trop près, mon zoom est à 200 mm , je dois corriger rapidement... et clic ...

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    Et enfin, elles amérissent toutes ...

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    En sécurité, à bonne distance de la menace que je représentais pour elles.

    Vous décrire ce que j'ai ressenti lorsqu'elles se sont envolées, à peine six mètres devant moi ? Impossible !  De plus, je dois vous préciser que je possède un appareil-photo tout ce qu'il y a de plus conventionnel. Un bon vieux Pentax 35 mm manuel/automatique, mais j'utilise un 50 mm, et j'ai un objectif 80 mm x 200mm, sans même une avance automatique. Donc... ben oui... suis plutôt fière de ces photos je l'avoue !

    La photographie animalière est histoire de patience... Ce jour-là, j'ai pris 25 photos et ne vous en montre que sept (pas toutes extra, j'en conviens). Celles que j'ai prises avec l'appareil de SirBeaver (appareil numérique) se retrouvent dans l'album-photo. J'en ai pris d'autres, mais elles ne sont pas encore développées. Mais, je suis certaine qu'elles ne me satisferont pas autant que les quatre dernières ci-dessus. Celles-là, elles sont uniques pour moi. Pourquoi ? Parce que la photographe-amateur que je suis... en retire une petite satisfaction... ayant pu saisir, en deux secondes, un mouvement, une attitude, les réactions de ces belles du ciel .... J'en ressens encore les effets ...

    Paix, respect ...

     

  • La Quête de l'Oie

    Le 24/04/2009 à 02:29Infos sur la fauneCommentaires (1)Ajouter un commentaire

     

    Billet originairement écrit en novembre 2008:

    À chaque printemps et à chaque automne, les amants de la nature, appareil-photo ou lunette d'approche "vissés" à leurs yeux, se donnent rendez-vous à l'un des plus grands rassemblements d'un oiseau fascinant: la Grande Oie des Neiges.

    Oie 001

    Les Premières Nations l'appellent "L'Oiseau qui vient d'au-delà des vents du Nord" parce qu'à l'automne elle quitte l'extrême Arctique pour n'y revenir qu'une fois la neige perdue dans les souvenirs pour un temps afin de s'y reproduire. Associée au Clan de la Tortue, la Terre, cette grande migratrice est symbole de stabilité, la femelle et le mâle s'épousant jusqu'à la mort de l'un d'eux et c'est seulement dans ce dernier cas qu'il y aura remariage, la survie de l'espèce étant en jeu. Le mâle, fidèle compagnon, cou tendu, à l'affût, montera une garde de tous les instants auprès de son aimée couvante. Celle-ci, plusieurs fois par jour, mais pour un court laps de temps d'à peine quinze minutes, quittera le nid qu'elle a confectionné pour aller se nourrir, sans avoir auparavant recouvert ses oeufs de duvet afin de les garder bien au chaud et à l'abri des regards des prédateurs.

    À peine 24 heures après leur éclosion, pesant à peine 100 g, les oisons, déjà aptes à marcher, nager, plonger et manger, mais pas à voler..., suivront leurs parents dans une randonnée à patte ... de 30 km qu'ils parcourront en quatre jours afin d'atteindre leur lieu de ravitaillement. L'été Arctique avec des journées de près de 24 heures d'ensoleillement et la quasi absence de prédateurs, ces deux avantages réunis leur permet, en à peine six à huit semaines, de multiplier leur poids par 20 !!! Les voilà donc fins prêts pour leur longue migration... En effet, à l'automne, le gel les empêchant de se nourrir, elles quitteront pour entreprendre un voyage d'une distance de 3000 à 4000 kilomètres qui les mènera sur la côte Atlantique aux États-Unis, où elles passeront l'hiver. Les "petits" pourront compter sur leurs parents car ces derniers prendront soin d'eux pendant un an et parfois au-delà.

    À une vitesse de croisière de 55 km/h, avec des pointes de 100 km/h, pouvant parcourir 1000 kilomètres d'un seul "jet", ces grandes voyageuses offrent un spectacle hallucinant quand elles traversent le ciel de Québec en direction du Cap Tourmente où elles en profiteront pour se refaire des forces afin de se rendre jusqu'à leur site d'été, situé encore à 900 kilomètres. Elles posteront des sentinelles (des célibataires...) afin de faire le guet et au moindre signe de danger, ces dernières donneront l'alerte et à ce moment.... ce sera l'envolée !!!!  De la fin septembre jusqu'à la fin octobre, elles se nourriront de rhizomes (racines) du scirpe d'Amérique qu'elles couperont grâce à leur denticules. Et, enfin, à la fin du mois d'avril, elles rebrousseront chemin afin de retourner vers leur territoire nordique presque exempt de prédateurs, leur permettant ainsi de se reproduire en toute quiétude et elles nous feront le plaisir, encore, de faire un arrêt au Cap Tourmente (en moins grand nombre toutefois).

    Chez mes frères amérindiens, la personne, dont l'animal totem en médecine est l'oie, invite à la quête spirituelle, nous entraînant vers une transformation intérieure profonde, nous libérant de nos carcans afin d'ouvrir notre esprit à l'aventure et la créativité. Dotée d'une excellente vue, elle nous ouvre les yeux sur les avenues qui s'offrent à nous.

    Franchir les frontières d'un monde inconnu n'est jamais simple et demande un travail de longue haleine, travail qu'elle saura accomplir si elle vibre positivement afin de s'élever toujours plus haut... nous entraînant avec elle... si on le veut bien.

      

     

     

    P.S. -  Si vous désirez parfaire vos connaissances sur cette belle migratrice, deux sites: http://www.qc.ec.gc.ca/faune/sauvagine/html/oie_des_neiges.info.html et http://www.ffdp.ca/hww2_f.asp?id=44&cid=7 .

     

     

     

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