et lors de ma visite au début du printemps j’avais eu la joie de voir mon premier Balbuzard pêcheur
Il y a une semaine, je me prépare à y retourner. Est-ce que j’apporte mon appareil-photo ? J’hésite, j’ai envie de marcher d’un bon pas… mouais… mais tout d’un coup que je verrais un animal, une scène particulière et que je ne l’aurais pas ? Gulp… je m’en voudrais !!!… pas le choix…! Je mets mon appareil dans mon sac à dos et je pars et tant pis si mon dos me fait mal à la fin de la journée !
Il y a du monde… trop !!!!!!! mais bon, je fais avec, me disant que j’allais m’enfoncer dans les sentiers forestiers dans une petite heure. J’ai à peine fait cent mètres que j’entends un ouik ouik ouik très aigu, je lève le nez et je cherche des yeux… Oh ! Mon premier Grand pic ! Et il est superbe ! De taille adulte, c’est vraiment un super beau spécimen. Mais, il est haut l’animal ! J’essaie de zoomer et clic: ![]()
Et là, tout le monde me rejoint ! je suis entourée d’une dizaine de personnes qui m’interroge et s’extasie ! Humm…
Je prends quelques photos et poursuis mon chemin… les sentiers forestiers m’appellent… Mais, grrr… d’habitude peu de gens y vont et là, c’est loin d’être le cas ! nous sommes huit à la file indienne, je suis la dernière et j’essaie de prendre mon mal en patience. Ils discutent, parlent un peu trop fort…. mais finalement, ils m’ont tous laissé passer… J’accélère le pas, histoire de mettre le plus de distance possible entre eux et moi. Je ne suis pas d’une nature sauvage, mais aujourd’hui j’ai pas envie de ça . Je suis venue là pour faire le vide (quoique j’y arrive jamais…) et tranquillement, je prends un pas plus posé, plus calme. Je prends le temps de m’asseoir sur un banc et regarder le lac, je sens que je me calme. Un couple arrive, mais sans faire de bruit, il me sourit et poursuis son chemin. Je décide de prendre un de mes sentiers préférés et tout en marchant… tout à coup… je me rends compte que je ne pense à rien !!! Ma tête est vide !!! C’est une première ! j’ai réussi à entrer en méditation sans m’en rendre compte. Je suis là, présente, je profite du moment présent. Waouw quel bonheur ! Mon esprit n’est nullement entaché par mes problèmes, mes soucis… Ça fait du bien cette “pause” de l’esprit ! Pourvu que ça continue cette paix qui m’habite… Eh oui, ça a continué, j’ai réussi l’exploit (parce que pour moi s’en est un, croyez-moi !) de ne pas envahir ma tête avec tous mes tracas et ça été comme ça jusqu’à la fin de ma randonnée !
Et voilà que je me retrouve sur les sentiers de gravillon en route vers l’acccueil et que vois-je ? Un rat musqué ! Mon premier rat musqué ! Décidemment, je vis des premières cette année au Marais du Nord ! Il est là, tranquille, nageant et se nourrissant !
Que dis-je ? se nourissant ? S’empiffrant oui !!! |
Il est tout mignon ! Connaissez-vous le Rat musqué ? Non ? Eh bien ! si le “ sujet” vous intéresse, je vous invite à lire le billet que je lui consacre ici. C’est un p’tit animal pas mal intéressant.
Je vous laisse sur une petite vidéo que j’ai faite à partir de photos croquées pendant ma ballade. Et pour toi MMYC, qui m’a fait part que tu aimais les chansons québécoises, j’ai choisi de l’accompagner d’une chanson de Jean-Pierre Ferland, un auteur-compositeur québécois, l’un de nos plus grands et bien connu en France à une certaine époque. Le titre de la chanson: “Une chance qu’on s’a”… Une belle chanson d’amour d’un homme pour sa belle… mais le titre m’interpelle également pour l’amour que je porte à la nature.
Bon visionnement !
Autre lien pour la visionner: ici
En savoir plus sur le Marais du nord: ici ou ici
Cela faisait plus de deux ans que j’étais allée au Domaine Maizerets, pourtant c’est un bel endroit pour qui aime faire de la photo. Faut dire que le territoire n’est pas très grand et ne répond pas à mon désir de faire une “bonne” marche, si vous voyez ce que je veux dire. Toutefois, ses jardins regorgent de vie malgré le fait qu’ils sont situés aux abords d’une autoroute. Aujourd’hui, dimanche, je voulais aller faire du vélo, mais le vent soufflant pas mal … et sachant que les cannes avaient eu des petits … direction le “Domaine Maizerets”.
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Encore une fois, j’ai été étonnée, … étonnée du fait que malgré sa situation géographique dans la ville de Québec, le Domaine Maizerets “sent bon”. Dans les sentiers, nulle odeur désagréable, juste celle de la nature, ennivrante… Le chant des divers oiseaux y est omniprésent…
Les fleurs y sont belles …
Des lilas, encore en fleur… Leur fragrance est l’une de mes préférées…
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Et mon regard a été attiré vers ces feuilles d’érable, effleurant l’eau au gré du vent…
Je marche d’un bon pas (histoire de faire un peu de cardio), mais je marche le nez en l’air, les oreilles aux aguêts, explorant attentivement des yeux l’environnement qui m’entoure… Ah !, un p’tit copain pas trop farouche !
Un écureuil gris qui a trouvé du pain sec dont il se régale !
Mais, non, je n’ai pas oublié… les canards ! Le Domaine Maizerets est un endroit idéal pour le Colvert (Anas platyrhynchos). Suivant mes observations, deux femelles ont eu des petits. L’une en a eu neuf et l’autre… Combien en comptez-vous ? Ils sont tous là et je les ai comptés deux fois plutôt qu’une … Allez, allez ! vous en comptez combien ?***
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La maman, très protectrice….
“Allez ! du vent !!!”
“ça va, ça va, t’énerves pas ! m’en vais ailleurs”
Mais, il y a aussi des couples, dont l’union n’a pas encore été consommée

*** La bonne réponse: 19 petits ! pas mal non ?
De tous les oiseaux, les rapaces sont mes favoris. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée et cela n’a aucune importance d’ailleurs. Leur maestria, leur force, et leur beauté me rend baba à chaque fois que j’ai la chance d’en voir un. Toutefois, ils sont rares. Mais, il y a deux semaines, j’ai pu admirer pendant une dizaine de minutes, un Balbuzard pêcheur.
J’ignore si j’ai pu observer le mâle ou la femelle, ceux-ci étant presque identiques; toutefois, si le couple avait été côte à côte, la femelle aurait été celle ayant une taille légèrement plus grande. Il faut savoir que chez les rapaces, c’est la femelle qui est plus « grosse » que le mâle.
Cet oiseau, que certains confondent avec l’Aigle pêcheur, est unique. Contrairement aux autres rapaces, le Balbuzard pêcheur a les quatre doigts égaux. Chaque doigt se termine par un ongle acéré, long et recourbé et la sole plantaire de ses pattes est couverte de courts spicules rigides (comme le squelette des éponges) lui permettant ainsi d’avoir une bonne prise sur les poissons, avantage non négligeable qui peut toutefois lui causer la mort; en effet, il peut arriver que certains d’entre eux se noient en essayant de se défaire d’un poisson trop lourd, incapables de desserrer leur étreinte, le poisson, à force de se débattre, entraîne l’oiseau sous l’eau. En aparté, celui que j’ai photographié essayait vainement de se défaire de son poisson, mais ce dernier était bien accroché à ses serres. Il a fini par s’envoler et je l’ai revu plus tard libéré de sa proie (à moins que ce fût l’autre membre du couple, parce que le Balbuzard pêcheur forme un couple pour la vie).
Il se nourrit exclusivement de poissons et sa technique de pêche est très intéressante : il vole sur place afin de repérer sa proie à une hauteur variant entre 10 à 50 mètres. Au moment opportun, il plonge, les ailes à moitié fermées, deux doigts dirigés vers l’avant et deux en arrière, il disparaît presque entièrement sous l’eau et ressort au bout de quelques secondes, la proie bien agrippée entre ses serres, la tête du poisson vers l’avant afin d’offrir moins de friction à l’air lors de son vol.
En eau douce, son alimentation est composée de meuniers, brochets (le Grand brochet est présent au Lac St-Charles où j’ai vu « mon » Balbuzard pêcheur) et dorés; en eau salée, il se nourrit de plies, poulamons, goberges, aloses et éperlans.
J’ai mentionné plus haut que le Balbuzard pêcheur forme un couple pour la vie. Son nid, situé tout près d’un lac, d’un étang, est d’une taille assez impressionnante, un mètre de diamètre à 2,5 mètres, le Balbuzard pêcheur ajoutant des matériaux à chaque année, s’il ne change pas de nid. Un fait intéressant que certains couples humains auraient avantage à tirer leçon : le Balbuzard pêcheur fait de magnifiques parades nuptiales en période de reproduction afin de s’unir ou de RÉAFFIRMER son union – lui, il a compris
, il ne prend pas son partenaire pour acquis !!! –
Oups ! pardon ! je me suis laissée emporter
. Le couple a dans la majorité des cas trois œufs et c’est la femelle qui a la responsabilité de l’incubation qui durera de 30 à 40 jours, le mâle allant pêcher pour nourrir sa belle ainsi que les poussins durant le premier mois de leur vie. Lorsque la nourriture est moins abondante, c’est le premier poussin qui sortira de son œuf qui aura le plus de chance de survivre. En période d’abondance, si le couple n’est pas dérangé par les humains, le forçant ainsi à quitter le nid et par voie de conséquence laisser la voie libre aux prédateurs (ratons laveurs, hiboux, corbeaux et goélands), les petits auront tous une chance de survivre. Ceux-ci quitteront le nid au bout d’environ 53 jours et resteront dépendants de leurs parents pour une période variant de 10 à 20 jours.
Toutefois, environ la moitié des jeunes meurt la première année et pour les années suivantes, le taux de mortalité est évalué entre 16 à 19 pour cent. La longévité du Balbuzard pêcheur se situe entre 15 à 20 ans, le record étant de 35 ans (cette pauvre bête ayant été abattue par balle !).
En dépit d’une faible productivité, la longue espérance de vie du Balbuzard pêcheur joue pour lui, lui permettant de survivre. Toutefois, il ne faut pas croire qu’il n’a jamais été en danger ; dans les années 1950-60, le déversement de pesticides, dont notamment le DDT, causait l’amincissement des coquilles des œufs qui se brisaient sous le poids de la femelle. Leur population à cette époque fut grandement mise en danger dans le monde entier. Par la suite, la limitation d’usage de ces poisons a contribué à rétablir la population du Balbuzard pêcheur. De plus, le Balbuzard pêcheur peut vivre à proximité des humains et même utiliser certaines structures artificielles pour y construire son nid si celles-ci sont situées près d’un plan d’eau où abonde le poisson.
En bref, le Balbuzard pêcheur est un magnifique oiseau de proie, unique, qu’il m’a fait bon d’admirer. Et lorsque j’ai la chance d’admirer un si beau représentant de la faune ailée, je me dis que nous devons tout mettre en œuvre pour le protéger, lui et ses congénères.

P.S.- J’ai découvert un site extraordinaire. Si vous voulez voir des rapaces avec leurs oisillons, dans leurs nids, sur vidéo (en gros plan) et presque en direct, allez sur ce site : http://www.hancockwildlife.org et ensuite cliquez sur « Live Cameras ». Vous verrez des images comme vous n’en n’avez jamais vues, je vous le promets ! Permettez-moi d’insister : c’est extraordinaire à regarder !!!
Au Québec, le mois de mai peut être exécrable comme il peut être beau, cette année, c’est entre les deux. Donc, la température étant parfois contre moi le week-end et parfois n’ayant pas le temps, je n’ai pu aller me promener autant que je voulais. Mais bon, j’y suis quand même arrivée et j’ai pu aller faire un tour dimanche dernier au Marais du Nord; un endroit que j’apprécie beaucoup pour sa beauté, sa flore riche, où je peux me rendre quatre, cinq fois durant l’année, ceux-ci n’étant qu’à 25 km au Nord de la ville de Québec.
Cette fois-ci, je me disais que je ne devrais pas apporter mon appareil-photo, désirant marcher d’un bon pas et emprunter un sentier un peu accidenté, toutefois… les arbres n’ayant pas encore totalement revêtu leur feuillage d’été, plusieurs espèces d’oiseaux étant en pleine saison d’amour, j’ai fini par me dire que je serais bien mieux d’apporter mon fidèle compagnon. En effet, cette période de l’année est la meilleure pour l’observation de la faune ailée. J’ai sacrément bien fait !!! Mais, je garde le suspense… Prêt(e) pour une petite ballade ?
Je me promène tranquillement, prenant mon temps, essayant d’avoir les yeux tout autour de la tête et les oreilles aux aguêts. Tout peut attirer mon regard, un son, un clair-obscur, …le soleil éclairant une grosse roche et sa fidèle amie… la mousse …
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Et comme à mon habitude, j’ai été voir mes amis les canards… qui brillaient par leur absence
… Eh oui, ils ne sont pas encore tous arrivés. J’ai quand même pu croquer cette femelle colvert qui avait soigneusement caché ses canetons pour aller se nourrir…
Pendant ma ballade, j’entends un craquement, je lève le nez et je vois un oiseau, d’une bonne envergure… Pas le temps de le saisir en photo, je suis déçue, ...
Je sors du sentier et j’aperçois un couple sur un pont, regardant dans la même direction… J’accélère le pas pour les rejoindre et je vois…
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Vous ne voyez pas bien ? Il est trop loin ? Okay, je zoom … J’ai peine à y croire… Un Balbuzard pêcheur* avec un poisson ! Il est magnifique !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Et le voilà qu’il s’envole avec sa proie…
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Bon, j'avoue que je ne suis pas très satisfaite de mes photos, mais je me promets de me reprendre et d'ici là, je vais peut-être écrire un billet sur ce bel oiseau de proie... Mais ... ! Waouw ! Non seulement, j’ai fait une belle ballade, mais j’ai vu mon premier Balbuzard pêcheur !!!!
Sur le chemin du retour, je croise un gars avec un appareil-photo et je lui signifie d’être vigilant, que s’il est attentif peut-être verra-t-il un Balbuzard… “Ah oui ?” qu’il me répond. Et nous voilà qui entamons une discussion. Il me mentionne qu’il y a quelques semaines, il y en avait plusieurs et que celui que j’ai vu est probablement sur le point de partir. Je lui dis que j’ai revu l’oiseau au-dessus du lac, “à moins que ce ne soit la femelle ?” que je lui demande. “Probable” me répond-il, “ils se dirigent vers leur site de nidification à cette époque de l’année.” Et au fil de notre discussion, nous avons reçu de la visite…
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Une belle Paruline à croupion jaune** |
un sympathique écureuil à queue rousse pas farouche du tout …Aucun mal ne lui sera fait et il le sait ![]() |
Et un tac-à-tac caractéristique nous fait lever le nez, on cherche des yeux où se cache le “oézeau”… Ah ! il est là… Un petit Pic mineur ***
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Ah ! vous dire le bel après-midi que j’ai passé !!! Ressourçant un max et énergisant tout autant !


P.S.- J’ai été faire un tour il y a deux semaines chez Rachel et Jal et comme d’habitude, j’ai photographié mes potes à quatre pattes:
| Tanka occupé à manger son nonossss |
Hope qui voudrait bien en avoir une part… |
“Qu’est-ce que ça goûte ?” se demande Chinook |
Re-p.s.
: Je suis inscrite sur un site d’artistes en graphisme, photo, peinture, dessin, etc. La photo suivante, parmi toutes celles que j’ai publiées depuis un an, toutes catégories confondues, (photo animalière, fractale, etc.), est celle qui a eu le plus de succès:
Le beau Wakan
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