Tout d’abord, il tire son nom du fait qu’il que deux glandes situées de chaque côté de l’anus sécrètent une substance jaunâtre, à odeur de musc, qu’il répand à intervalles le long de ses pistes afin de communiquer avec ses congénères, surtout pendant la période de reproduction. Adulte, il atteint en moyenne 50 cm de longueur, pour un poids d’un kilogramme et sa queue 25 cm, son poil est imperméable. Bien que ses pattes arrières ne soient pas palmées comme celles de la loutre et du castor, ses quatre doigts sont bordés d’une frange de poils qui permet aux pieds d’agir comme des avirons. Quant à ses pattes postérieures, elles ressemblent à de petites mains qui lui servent à construire des tunnels, des huttes, des canaux et bien sûr tenir la nourriture.
Contrairement à la croyance populaire, bien que le Rat musqué soit un excellent nageur, il ne fait pas partie de la famille du castor et ce n’est pas un rat : en fait, c’est un grand mulot qui s’est adapté à la vie semi-aquatique.
Il a certaines caractéristiques intéressantes. Il peut rester submerger pendant une quinzaine de minutes : il emmagazine de l’oxygène dans ses muscles, réduit son rythme cardiaque et relâche ses muscles, sa consommation d’oxygène devient ainsi moins importante. En outre, l’évolution du Rat musqué l’a doté de quatre incisives en avant des bajoues et des lèvres, qui se ferment derrière elles de sorte qu’il ronge sous l’eau ………la bouche quasi fermée !
En mars, avril ou mai, tout de suite après le dégel, la saison de reproduction commence. Le mâle et la femelle ne s’unissent pas pour la vie, le mâle étant assez libertin … (i.e., il aime avoir plusieurs partenaires…y’a des deux pattes comme ça !). Après l’accouplement, au bout d’un mois, la femelle donnera naissance entre cinq à dix petits… et elle remettra ça au bout d’un mois… et peut-être encore une autre fois au bout d’un autre mois … Ouf !… À la naissance, les petits sont désoeuvrés, mais ils grandissent à vitesse grand V; au bout d’environ trois semaines, ils sont habituellement sevrés et deviennent totalement indépendants à six semaines. Impressionnant non ? Mais…
Peu de Rat musqué parviennent à un âge avancé; à l’âge de trois ou quatre ans, ils sont déjà vieux, sans compter ceux qui seront tués par des prédateurs (vison, renard, la tortue chélydre serpentine, le grand brochet, qui abonde dans les marais, loups, coyotes… et le plus féroce d’entre eux… l’homme !). En effet, le Rat musqué est chassé depuis très longtemps pour sa fourrure et sa chair.
Toutefois, bien que sa population fluctue tous les sept à dix ans (dont les causes réelles sont inconnues des scientifiques: prédateurs, piégeages excessifs ou leur santé qui se détériore ?…), sa survie n’est pas menacée. On estime qu’il y a aujourd’hui autant de rats musqués qu’il y a mille ans.
J’ai bien aimé le regarder mon p’tit Rat musqué lors de ma ballade dans les Marais du Nord , petit animal sympathique comme tout.
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Source: Faune et flore du pays
et lors de ma visite au début du printemps j’avais eu la joie de voir mon premier Balbuzard pêcheur
Il y a une semaine, je me prépare à y retourner. Est-ce que j’apporte mon appareil-photo ? J’hésite, j’ai envie de marcher d’un bon pas… mouais… mais tout d’un coup que je verrais un animal, une scène particulière et que je ne l’aurais pas ? Gulp… je m’en voudrais !!!… pas le choix…! Je mets mon appareil dans mon sac à dos et je pars et tant pis si mon dos me fait mal à la fin de la journée !
Il y a du monde… trop !!!!!!! mais bon, je fais avec, me disant que j’allais m’enfoncer dans les sentiers forestiers dans une petite heure. J’ai à peine fait cent mètres que j’entends un ouik ouik ouik très aigu, je lève le nez et je cherche des yeux… Oh ! Mon premier Grand pic ! Et il est superbe ! De taille adulte, c’est vraiment un super beau spécimen. Mais, il est haut l’animal ! J’essaie de zoomer et clic: ![]()
Et là, tout le monde me rejoint ! je suis entourée d’une dizaine de personnes qui m’interroge et s’extasie ! Humm…
Je prends quelques photos et poursuis mon chemin… les sentiers forestiers m’appellent… Mais, grrr… d’habitude peu de gens y vont et là, c’est loin d’être le cas ! nous sommes huit à la file indienne, je suis la dernière et j’essaie de prendre mon mal en patience. Ils discutent, parlent un peu trop fort…. mais finalement, ils m’ont tous laissé passer… J’accélère le pas, histoire de mettre le plus de distance possible entre eux et moi. Je ne suis pas d’une nature sauvage, mais aujourd’hui j’ai pas envie de ça . Je suis venue là pour faire le vide (quoique j’y arrive jamais…) et tranquillement, je prends un pas plus posé, plus calme. Je prends le temps de m’asseoir sur un banc et regarder le lac, je sens que je me calme. Un couple arrive, mais sans faire de bruit, il me sourit et poursuis son chemin. Je décide de prendre un de mes sentiers préférés et tout en marchant… tout à coup… je me rends compte que je ne pense à rien !!! Ma tête est vide !!! C’est une première ! j’ai réussi à entrer en méditation sans m’en rendre compte. Je suis là, présente, je profite du moment présent. Waouw quel bonheur ! Mon esprit n’est nullement entaché par mes problèmes, mes soucis… Ça fait du bien cette “pause” de l’esprit ! Pourvu que ça continue cette paix qui m’habite… Eh oui, ça a continué, j’ai réussi l’exploit (parce que pour moi s’en est un, croyez-moi !) de ne pas envahir ma tête avec tous mes tracas et ça été comme ça jusqu’à la fin de ma randonnée !
Et voilà que je me retrouve sur les sentiers de gravillon en route vers l’acccueil et que vois-je ? Un rat musqué ! Mon premier rat musqué ! Décidemment, je vis des premières cette année au Marais du Nord ! Il est là, tranquille, nageant et se nourrissant !
Que dis-je ? se nourissant ? S’empiffrant oui !!! |
Il est tout mignon ! Connaissez-vous le Rat musqué ? Non ? Eh bien ! si le “ sujet” vous intéresse, je vous invite à lire le billet que je lui consacre ici. C’est un p’tit animal pas mal intéressant.
Je vous laisse sur une petite vidéo que j’ai faite à partir de photos croquées pendant ma ballade. Et pour toi MMYC, qui m’a fait part que tu aimais les chansons québécoises, j’ai choisi de l’accompagner d’une chanson de Jean-Pierre Ferland, un auteur-compositeur québécois, l’un de nos plus grands et bien connu en France à une certaine époque. Le titre de la chanson: “Une chance qu’on s’a”… Une belle chanson d’amour d’un homme pour sa belle… mais le titre m’interpelle également pour l’amour que je porte à la nature.
Bon visionnement !
Autre lien pour la visionner: ici
En savoir plus sur le Marais du nord: ici ou ici
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Photo du papillon monarque: Getty Images
D’aussi loin que je me rappelle, l’enseignement m’a toujours ennuyé. Rester assise sur un banc d’école, à écouter un prof, à prendre des notes qui me serviraient peut-être un jour… ou peut-être pas… m’emmerdait. Quand je pense, entre autres, à mes leçons de biologie et ce que j’en ai retenu… que de temps perdu ! La théorie n’était pas mon fort et ne l’est toujours pas ! Je préfèrais le terrain, mais à cette époque… je l’ignorais.
Au fil des ans, je me suis rendue compte que je suis une autodidacte. Je vais chercher l’info dont j’ai besoin, là ou elle est disponible et je mets en pratique … ou je mets carrément en pratique une idée qui m’a traversé l’esprit, me casse la gueule, corrige le tir et arrive à un résultat. Essais-erreurs … le meilleur moyen d’apprendre !
Lorsque j’ai commencé à peindre il y a dix ans, une amie m’a fait remarquer que je peignais toujours mes sujets en gros plan (les animaux ayant ma préférence), que je prévilégiais toujours un sujet isolé dans une immensité ou en gros plan. Sa remarque m’a fait réfléchir et je me suis rendue compte qu’il en était de même en photo. J’aime photographier UN sujet, le plus près possible.
Pourquoi ?
Je n’ai pas été me couchée sur le divan d’un psy pour le savoir… Je me suis interrogée … Et j’ai compris…
Je cherche à saisir “mon” animal… En le photographiant de près, ou en le peignant en gros-plan, je cherche à saisir ce qu’il “est”, sa beauté, son “âme”… Son attitude, sa pose, son regard, traduisant ce qu’il “Est”… Et si d’aventure je choisis de le peindre seul devant une immensité, c’est sa force de survie devant cet isolement que je cherche à traduire.
Bien qu’au fil des ans, j’ai acquis une certaine connaissance technique de la photographie, il n’en demeure pas moins que je photographie à l’instinct. Et s’il est vrai que parfois, il m’est difficile de prendre un recul physique face au sujet que je photographie ... m’étant simplement impossible de le photographier “de loin”, l’espace physique dont je dispose ne me permettant pas une photo avec un certain recul, me faisant pester je l'avoue, je ne refuserai pas de photographier mon sujet à cause de ce manque d’espace. Et de belles surprises pourront en résulter… Ma photo ne sera peut-être pas parfaite, mais j’y verrai quelque chose, … le regard de l’animal traduisant une douceur, ou autre chose… J’y verrai son caractère, j’y percevrai ce qu’il est… et cela me satisfera. Mais, il est vrai également qu'il peut m'arriver d'être obligée de renoncer, il y a quand même des limites !
Je ne refuserai pas non plus de photographier un animal en action de peur de ne pas respecter le “ratio artistique”, ce que je ne ferais pas en peinture. L’animal étant en mouvement, je le saisis quand il bouge ! Et comme je ne retoucherai pas la photo, elle ne sera pas parfaite, mais l’instant que j’aurai saisi, lui, sera parfait ! Un clair-obscur peut également me combler, une fleur, des montagnes, une rivière… réjouir mon regard… et les sourires d’êtres proches… réchauffer mon coeur ...
Ma technique photo ? Instinct, envie, ... rien de plus. Le caractère de mon sujet, son essence, un moment de SA vie plutôt que la technique brute. J’essaie de faire “une” photo pour l'observateur qui, y regardant de près, “sentira” le sujet et oubliera la technique. Je cherche à faire naître un sentiment chez celui qui prendra le temps de regarder, "sentir" ma photo…, les beautés naturelles qui l'entoure, les richesses dont il doit prendre soin s'il veut lui-même survivre ...............
Mais attention ! je ne dis pas que je n'ai pas de rigueur et que je ne cherche pas à m'améliorer, d'aucuns vous diraient que je suis ma plus sévère critique, et plus souvent qu'autrement, assez instatisfaite, ...
Je suis une photographe amateur et mes photos s’adressent aux amants de la nature… AVANT les pros de la photo ….

Août… le mois qui a vu le début de l’été… Pas trop tôt vous direz-vous avec raison ! J’étais en vacances depuis le 24 juillet … en ai-je profité ? peu ! merdouille de merdouille ! primo la température au début (pluie, pluie… et pluie !) et parce que je me suis blessée pendant la dernière semaine de mes vacances, pendant les jours les plus chauds, les plus humides ! Un “faux” mouvement (lire un mouvement que je n’aurais pas dû faire …
) : résultat ? luxation sévère de l’épaule droite … donc incapable de lever le bras droit ne serait-ce que d’un centimètre. Mais grâce aux bons soins de mon chiro (Frédéric Mazières), j’ai pu retrouver ma mobilité au bout d’une semaine. Mais difficile retour au travail, avec un bras et demi (étant droitière, incapable de me servir de ma souris, il a fallu que j’utilise ma main gauche… qui est gauche !)
Enfin, tout cela fait partie du passé et je suis de retour avec tous mes morceaux fonctionnels lolll. Le week-end suivant mon retour au travail, j’ai été faire un tour à Lyster, petite municipalité située dans le centre du Québec, à environ une heure trente de Québec. On m’avait parlé des Chutes Sault-Rouge auxquelles on avait accès via un terrain de camping. J’avais été faire un tour sur le site internet du terrain de camping et cela m’avait semblé intéressant…
Un de mes amis et moi arrivons à l’entrée du terrain de camping: une femme, au visage aussi sympathique qu’une porte de grange , ignorant royalement mon “bonjour” et ne répondant même pas à mon sourire, m’annonce que c’est 10 $ pour deux, entre dans sa petite cabane, ressort avec un reçu en main, empoche l’argent et retourne à ses occupations sans ajouter un mot…
Hum… Je stationne ma voiture un peu plus loin et nous nous dirigeons vers les chutes. Eh bien ! contrairement aux photos visionnées sur le site internet dudit terrain de camping, inutile de penser à nager au pied des chutes. Primo: parce que l’accès y interdit ! Deuxio: parce que l’eau est polluée, dégueulasse ! Toutefois, les chutes sont pas mal et je prends quelques photos. Quarante-cinq minutes plus tard, nous ressortons et nous nous disons que nous ne sommes pas à la veille d’y retourner. En conséquence, je ne ferai aucun lien dans ce billet pour faire de la publicité pour ce terrain de camping qui fait de la pub mensongère ! ![]()
Nous retournons vers Québec et sur une impulsion je me dire vers Duchesnay… Le lac, superbe, les canards batifolant dans l’eau, se nourrissant à deux mètres à peine de nous… nous repose…
Et enfin, le dernier week-end d’août, je me rends à Expo-Québec. Expo agricole annuelle ayant lieu à tous les mois d’août… Cette année, les “West Coast Lumberjack” (Les Bucherons de l’Ouest) donnaient une démonstration. Je m’y suis arrêtée une demie-heure.
Le lancer de la hache |
J’y serais restée plus longtemps croyez-moi,
, de voir ces mecs... hum... ça éveillait la femme des bois en moi
... mais j’ai dû quitter
…. Il était 18:30 et je devais assister au spectale du Tattoo (spectacle de musique militaire donné dans le cadre du Festival international des musiques militaires) à 19:00 au Colisée Pepsi, sur le site d’Expo Québec. Toutefois, je prends le temps de m’arrêter aux écuries. On prépare les chevaux pour la grande finale d’Attelage de chevaux.
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Bref, un mois d’août un peu ordinaire. Je n'ai pu aller camper, ni faire de descente de rivière, comme je le désirais tant... Mais, j’ai quand même pris pas mal de photos et décidé d’en faire un p’tit montage vidéo sur “Viva la Vida” de Cold Play, musique d’été, qui fait du bien… J’espère que vous apprécierez ! Si vous désirez voir la vidéo dans un format plus grand, petit clic ici

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Cela faisait plus de deux ans que j’étais allée au Domaine Maizerets, pourtant c’est un bel endroit pour qui aime faire de la photo. Faut dire que le territoire n’est pas très grand et ne répond pas à mon désir de faire une “bonne” marche, si vous voyez ce que je veux dire. Toutefois, ses jardins regorgent de vie malgré le fait qu’ils sont situés aux abords d’une autoroute. Aujourd’hui, dimanche, je voulais aller faire du vélo, mais le vent soufflant pas mal … et sachant que les cannes avaient eu des petits … direction le “Domaine Maizerets”.
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Encore une fois, j’ai été étonnée, … étonnée du fait que malgré sa situation géographique dans la ville de Québec, le Domaine Maizerets “sent bon”. Dans les sentiers, nulle odeur désagréable, juste celle de la nature, ennivrante… Le chant des divers oiseaux y est omniprésent…
Les fleurs y sont belles …
Des lilas, encore en fleur… Leur fragrance est l’une de mes préférées…
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Et mon regard a été attiré vers ces feuilles d’érable, effleurant l’eau au gré du vent…
Je marche d’un bon pas (histoire de faire un peu de cardio), mais je marche le nez en l’air, les oreilles aux aguêts, explorant attentivement des yeux l’environnement qui m’entoure… Ah !, un p’tit copain pas trop farouche !
Un écureuil gris qui a trouvé du pain sec dont il se régale !
Mais, non, je n’ai pas oublié… les canards ! Le Domaine Maizerets est un endroit idéal pour le Colvert (Anas platyrhynchos). Suivant mes observations, deux femelles ont eu des petits. L’une en a eu neuf et l’autre… Combien en comptez-vous ? Ils sont tous là et je les ai comptés deux fois plutôt qu’une … Allez, allez ! vous en comptez combien ?***
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La maman, très protectrice….
“Allez ! du vent !!!”
“ça va, ça va, t’énerves pas ! m’en vais ailleurs”
Mais, il y a aussi des couples, dont l’union n’a pas encore été consommée

*** La bonne réponse: 19 petits ! pas mal non ?
De tous les oiseaux, les rapaces sont mes favoris. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée et cela n’a aucune importance d’ailleurs. Leur maestria, leur force, et leur beauté me rend baba à chaque fois que j’ai la chance d’en voir un. Toutefois, ils sont rares. Mais, il y a deux semaines, j’ai pu admirer pendant une dizaine de minutes, un Balbuzard pêcheur.
J’ignore si j’ai pu observer le mâle ou la femelle, ceux-ci étant presque identiques; toutefois, si le couple avait été côte à côte, la femelle aurait été celle ayant une taille légèrement plus grande. Il faut savoir que chez les rapaces, c’est la femelle qui est plus « grosse » que le mâle.
Cet oiseau, que certains confondent avec l’Aigle pêcheur, est unique. Contrairement aux autres rapaces, le Balbuzard pêcheur a les quatre doigts égaux. Chaque doigt se termine par un ongle acéré, long et recourbé et la sole plantaire de ses pattes est couverte de courts spicules rigides (comme le squelette des éponges) lui permettant ainsi d’avoir une bonne prise sur les poissons, avantage non négligeable qui peut toutefois lui causer la mort; en effet, il peut arriver que certains d’entre eux se noient en essayant de se défaire d’un poisson trop lourd, incapables de desserrer leur étreinte, le poisson, à force de se débattre, entraîne l’oiseau sous l’eau. En aparté, celui que j’ai photographié essayait vainement de se défaire de son poisson, mais ce dernier était bien accroché à ses serres. Il a fini par s’envoler et je l’ai revu plus tard libéré de sa proie (à moins que ce fût l’autre membre du couple, parce que le Balbuzard pêcheur forme un couple pour la vie).
Il se nourrit exclusivement de poissons et sa technique de pêche est très intéressante : il vole sur place afin de repérer sa proie à une hauteur variant entre 10 à 50 mètres. Au moment opportun, il plonge, les ailes à moitié fermées, deux doigts dirigés vers l’avant et deux en arrière, il disparaît presque entièrement sous l’eau et ressort au bout de quelques secondes, la proie bien agrippée entre ses serres, la tête du poisson vers l’avant afin d’offrir moins de friction à l’air lors de son vol.
En eau douce, son alimentation est composée de meuniers, brochets (le Grand brochet est présent au Lac St-Charles où j’ai vu « mon » Balbuzard pêcheur) et dorés; en eau salée, il se nourrit de plies, poulamons, goberges, aloses et éperlans.
J’ai mentionné plus haut que le Balbuzard pêcheur forme un couple pour la vie. Son nid, situé tout près d’un lac, d’un étang, est d’une taille assez impressionnante, un mètre de diamètre à 2,5 mètres, le Balbuzard pêcheur ajoutant des matériaux à chaque année, s’il ne change pas de nid. Un fait intéressant que certains couples humains auraient avantage à tirer leçon : le Balbuzard pêcheur fait de magnifiques parades nuptiales en période de reproduction afin de s’unir ou de RÉAFFIRMER son union – lui, il a compris
, il ne prend pas son partenaire pour acquis !!! –
Oups ! pardon ! je me suis laissée emporter
. Le couple a dans la majorité des cas trois œufs et c’est la femelle qui a la responsabilité de l’incubation qui durera de 30 à 40 jours, le mâle allant pêcher pour nourrir sa belle ainsi que les poussins durant le premier mois de leur vie. Lorsque la nourriture est moins abondante, c’est le premier poussin qui sortira de son œuf qui aura le plus de chance de survivre. En période d’abondance, si le couple n’est pas dérangé par les humains, le forçant ainsi à quitter le nid et par voie de conséquence laisser la voie libre aux prédateurs (ratons laveurs, hiboux, corbeaux et goélands), les petits auront tous une chance de survivre. Ceux-ci quitteront le nid au bout d’environ 53 jours et resteront dépendants de leurs parents pour une période variant de 10 à 20 jours.
Toutefois, environ la moitié des jeunes meurt la première année et pour les années suivantes, le taux de mortalité est évalué entre 16 à 19 pour cent. La longévité du Balbuzard pêcheur se situe entre 15 à 20 ans, le record étant de 35 ans (cette pauvre bête ayant été abattue par balle !).
En dépit d’une faible productivité, la longue espérance de vie du Balbuzard pêcheur joue pour lui, lui permettant de survivre. Toutefois, il ne faut pas croire qu’il n’a jamais été en danger ; dans les années 1950-60, le déversement de pesticides, dont notamment le DDT, causait l’amincissement des coquilles des œufs qui se brisaient sous le poids de la femelle. Leur population à cette époque fut grandement mise en danger dans le monde entier. Par la suite, la limitation d’usage de ces poisons a contribué à rétablir la population du Balbuzard pêcheur. De plus, le Balbuzard pêcheur peut vivre à proximité des humains et même utiliser certaines structures artificielles pour y construire son nid si celles-ci sont situées près d’un plan d’eau où abonde le poisson.
En bref, le Balbuzard pêcheur est un magnifique oiseau de proie, unique, qu’il m’a fait bon d’admirer. Et lorsque j’ai la chance d’admirer un si beau représentant de la faune ailée, je me dis que nous devons tout mettre en œuvre pour le protéger, lui et ses congénères.

P.S.- J’ai découvert un site extraordinaire. Si vous voulez voir des rapaces avec leurs oisillons, dans leurs nids, sur vidéo (en gros plan) et presque en direct, allez sur ce site : http://www.hancockwildlife.org et ensuite cliquez sur « Live Cameras ». Vous verrez des images comme vous n’en n’avez jamais vues, je vous le promets ! Permettez-moi d’insister : c’est extraordinaire à regarder !!!
De retour à Cap Tourmente samedi dernier, j’ai pris 270 photos… Et pas une ne m’a satisfaite ! J’ai vraiment des problèmes pour photographier ses belles voyageuses ! Et pourtant, ce n’est pas parce qu’elles ne m’ont pas offert un beau spectacle, bien au contraire ! La MAP (mise au point) n’est pas bonne, j’enrageais quand je les ais regardées parce que j’avais photographié de belles scènes. Je porte des lunettes pour voir de près, donc je vais les mettre samedi prochain –et oui ! j’y retourne encore !- et je verrai bien ce que ça donnera. Dans tous les cas, je vous en mets deux (désolée, Patrizia, cette fois-ci elles étaient un peu plus loin…).
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Restons dans les animaux… Tanka, que les habitué(e)s connaissent bien, a fait la rencontre d’une belle, Maïka, ils se sont plu et … ben… vous devinez la suite. Fiston est donc arrivé chez Rachel La Louve et Jal jeudi dernier et j’ai pu aller faire sa connaissance dimanche dernier.
Je vous présente Chinook !!!
Je lui laisse la parole:
Je pèse environ 8 kg et j’ai deux mois. Vous z’avez remarqué mes pattes hein ? J’serais pas étonné d’être aussi gros que mon papa, si non plus !
J’ai bon caractère, suis très doux, très affectueux… et pas mal curieux ...
Et j’adore m’amuser avec mon pote Hope plus âgé que moi de six mois !
Pour l’instant, nous sommes du même poids… mais pas pour longtemps !
Il est pas mal Hope, beau “body” … !
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V’là mon papa, il aime bien l’eau…
Qu’est-ce tu regardes papa ?
Sais pas si je vais être aussi fou que mon papa et mon oncle Wakan (qui semble faire une fixation sur une corde, sais pas trop pourquoi ?)
En plus, mon oncle Wakan s’est pris pour un crocodile tout l’après-midi !
Tatie Linda nous a photographié, Hope et moi… On regarde dans la même direction, signe que l’on devrait bien s’entendre !
Suis heureux ! Je vis dans une belle meute et je suis entouré d’amour !
À la prochaine !
Le week-end dernier, je me suis faite gardienne … Eh oui ! tatie Linda lolll a “gardé” ses neveux… Rachel la Louve et JalObservateur devant s’absenter pour le week-end, j’ai accepté de très bon coeur de garder mes “neveux” Wakan et Tanka, ainsi que les minous SunShine et Emon. Vendredi soir, vers les 20 heures, le vent s’est levé, rafales à 90 km/h, la pluie battante se faisait entendre sur le toit… Moi, bien au chaud, en compagnie de mes potes à quatre pattes et de Gaétan, un ami, j’étais bien.
Samedi après-midi, profitant d’une accalmie, j’ai pu sortir et prendre quelques photos de la petite chute:
Et des glaces qui fondaient doucement sur le lac…
| On dirait un crocodile qui avance à fleur d'eau ... |
J’ai même pu aller marcher un petit kilomètre avec mes “neveux”, sans toutefois prendre de photos, toute occupée que j’étais à ne pas les perdre de vue ! Et malgré tout, Tanka, ignorant qu'il ne peut voler, s'est enfui quelques minutes, se dérobant à mon regard, afin d'essayer d'attraper des canards sauvages et des oies ... ! J'avoue que j'ai eu un peu peur quand je l'ai vu disparaître, mais il est revenu au bout de quelques minutes, le gueule fendue jusque là, tout content de sa virée !!! Et moi soulagée de le voir réapparaître !!!
Parlant d'oies, j'ai pu photographier les oies du lac de Jalouve de retour après un long séjour dans leur quartier d’hiver chez Gaétan
Le mâle, très protecteur, n’arrêtait pas de faire entendre sa voix, le cou tout étiré, s’interposant entre moi et sa belle pour la protéger …
La nature m’ayant laissé qu’une heure ou deux de répit, je suis retournée bien au chaud avec mes amis, écoutant le feu crépiter dans le foyer. Et la nuit, Wakan et Tanka se sont fait gardiens, me prenant en “sandwich” dans le lit...
Bref, un beau week-end en nature et tout en douceur !

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